jeudi 19 janvier 2012

Bilan Lac Arenal 2012

Vous me connaissez, j’aime bien sortir des sentiers battus, alors cette fois-ci j’ai délaissé les voyages de planche qui n’en finissent plus pour un petit 2 semaines au Lac Arenal, Costa Rica. Comme d’habitude, je m’en suis remis à Planchette pour l’organisation, qui a fait un excellent boulot, à commencer pas la cabana qu’elle nous a dénichée :


Y'a venté ? N’eut été d’un matin où le vent s’est pointé en retard d’une heure et la fois où il a décidé de finir deux heures plus tôt en après-midi, j’aurais pu répondre qu’il a venté tous les jours (et nuits).

C’est donc 14 en 14, 53 heures de planche, 1 214 km de planning mesuré au GPS pour moi et à peu près la même chose pour Planchette. Tenez, des statistiques plus fines qui vous donnerons une idée du vent que nous avons eu :


Exceptionnel ? Pas vraiment, c’est à peu près le vent qu’on avait eu pendant cette période lors de nos précédents voyages en 2005 et 2010. Mais comme il faut s’y attendre en début janvier, quelques journées pluvieuses ici et là, comme en témoigne cette photo du Guyt par une journée de 25-30 nœuds :


Mais aussi de belles journées, comme le montre cette photo où Planchette nous gratifie de son sourire légendaire à la sortie d’un jibe en 3.7 m2/68 litres :


Toujours aussi beau, ce Lac Arenal :


J’ai bien aimé être en location de matériel, surtout que le service chez Tico Wind est impeccable. Je sais pas comment y font pour arriver à boucler leur frais, me semble qu’il y a toujours plus de staff que de clients. Pour l’équipement, surtout des Fanatic FreeWave TE et des voiles North (Ego, Ice et Natural).

Des mésaventures ? Pas vraiment, si ce n’est de l’épisode de la grenouille que je vous raconterai un autre tantôt.

À suivre…

p.s.: Pour plus de détails, voir le site de Tico Wind: http://www.ticowind.com/

dimanche 11 décembre 2011

Enfin, le Plateau s'est séparé du Québec

Comme tout le monde le sait, le Plateau Mont-Royal est une société distincte au Québec. En fait, on pourrait dire que le Québec se divise en deux: le Plateau et les régions. Le Plateau aspirait secrètement à la souveraineté depuis fort longtemps et a pris les moyens pour y arriver.

On a d'abord voté pour la fusion à Montréal, qui l'a emporté et mené à la création d'une multitude de nouvelles petites villes, dont l'arrondissement du Plateau Mont-Royal. À sa tête, nous avons mis rien de moins que Luc Ferrandez.



Il ne badine pas avec la rondelle (pour les habitants des régions, ça veut dire "y niaise pas avec le puck"), notre bon maire. En deux temps, trois mouvements, il a tout simplement fermé les frontières du Plateau, créant une micro-société inaccessible du monde extérieur. En effet, il est maintenant impossible pour un automobiliste d'entrer dans le Plateau, tellement notre Luc lui a rendu la vie difficile. Et si par miracle l'automobiliste réussissait à s'infiltrer, il ne pourra que passer, tellement les tarifs de stationnement sont prohibitifs.

On pourra toujours argumenter que le Plateau demeure accessible aux piétons. Mais est-ce que ça existe, ailleurs que dans le Plateau, des piétons? En tout cas, moi j'ai jamais vu de trottoirs à Laval ni dans n'importe quelle banlieue du Plateau.

Ok, il y a des mécontents, les commerçants par exemple. À les entendre, leur chiffre d'affaires en a pris un coup. Mais on s'en fout-tu d'eux autres? Faut pas oublier que dans le Plateau, on a voté pour Amir Kadir, pourfendeur par excellence de ces vils capitalistes.


Au fédéral, on a viré Duceppe, du bloc québécois. L'indépendance du Québec, on s'en fout, on a la nôtre maintenant. En plusse, y faisait pas toujours Plateau Mont-Royal, ce pauvre Duceppe.


Il y a évidemment quelques légers inconvénients pour les résidents mêmes du Plateau, ceux qui ont encore une automobile. Plusieurs ont été obligés d'hypothéquer leur condo, histoire d'être en mesure de payer les frais de stationnement dans les rares espaces de stationnement qui ne sont pas encore occupés par les Bixis:

Et ça, c'est quand la rue n'a pas encore été transformée en aménagement urbain:


Mais ces inconvénients ne sont que temporaires, le plateaumobiliste aura été complètement rayé de la carte d'ici peu. Y a qu'à regarder ce que notre bon Ferrandez a réussi à faire en moins de deux ans.


Et puis, a-t-on vraiment besoin d'un char quand on est un résident du Plateau? Après tout, on est tout et on a tout, alors pourquoi on voudrait sortir?

vendredi 7 octobre 2011

samedi 2 octobre 2010

Les aventures de Guyt, la fin ???

D'abord un gros merci à tous ceux et ceusses qui ont suivi notre périple des derniers mois via les aventures de votre humble blogueur qui, avouns-le, bloguait de moins en moins les derniers mois. C'est qu'il a venté presque sans interruption à partir de la mi-juin jusqu'à notre départ à la mi-août. Je frisais le burn-out, complètement assommé par la routine Sleep-Eat-Windsurf. Les quelques moments de répit étaient consacrés aux services essentiels, le lavage de bobettes, par exemple.

Nous sommes de retour depuis six semaines et la petite routine a remplacé les petites aventures. Y aura-t-il d'autres aventures du Guyt? J'en doute et je vous explique pourquoi.

Je pense que c'est à peu près clair pour tout le monde que malgré son titre, Les aventures de Guyt, le blogue est avant tout un faire-valoir pour Planchette. Sans vouloir enlever quoi que ce soit à la Princette, j'ose croire avoir contribué à la renommée de la Starlette, consacrée récemment par un article publié sur elle dans l'Hydro-Presse, la revue de notre chère société d'État, Lidro-Québec. C'est pas rien, compte tenu que la revue est publiée à plus de 25 000 exemplaires.

Voici l'article en question, ainsi que la photo très aventageuse de Planchette (c'est fou ce qu'on peut faire avec Photoshop).

(Vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en grand format)

La lecture de l'article m'a tout de suite plongé dans un état de consternation avancé. Pas une seule allusion à "Guyt". Tout au plus, on y trouve le terme générique "conjoint" qui finalement s'applique à n'importe quoi; un chum, un mari, un lave-vaiselle. Tant qu'à faire, elle aurait dû parler de son conjoint défait, complètement démolli devant tant d'ingratitude. Non mais, avez-vous déjà entendu notre Céline dire une phrase sans mentinonner son René? Ça, c'est de la grande classe internationale, la Céline. Rien à voir avec la Planchette qui, parce qu'elle fait la manchette, me relègue vite aux oubliettes. À quoi bon continuer ce blogue, Madame n'ayant plus besoin de son Guyt pour péter de la broue, ou du gaz de shitte, expression plus appropriée quand on travaille dans l'énergie.

Y aura t-il une suite aux aventures de Guyt?

C'est ce que vous saurez dans les prochaines aventures du Guyt!

mardi 3 août 2010

Mourir à The Gorge, part I

Bientôt 80 jours au Gorge et, à ma grande surprise, nous sommes toujours vivants. C'est qu'il y a tellement de façons de mourir ici! Toute la gamme y passe: mort naturelle, mort accidentelle, homicide plus ou moins volontaire, crime passionnel...

Prenez par exemple le 12 juillet dernier, à Roosevelt. Regardez-bien le vent qu'on a eu: (vent en milles/heure):

Au plus fort, il ventait 65 kilomètres/heure avec rafales à 80, exactement le moment où j'étais sur l'eau avec ce que nous avons de plus petit comme matériel. Guyt en 3.1 m2, on voit pas ça souvent.



C'était dément. Je m'efforçais de garder mon calme en fredonnant des petites tounes, genre "Smoke on The Water" de Deep Purple, mais bon, des embruns y en avait pas que sur l'eau. Je me disais, "Guyt, si t'échappes ton rig, tu seras jamais capable de le rattraper et tu vas mourir noyé, c'est certain". Surtout qu'au Gorge, on porte pas ça, des ceintures de flottaison, c'est pas cool. Remarquez, les mentalités changent lentement, les noyades aidant.

À un moment donné, je sens le vent qui baisse un peu, alors je reviens au bord pour monter une plus grosse voile. Il vente beaucoup trop pour le poids plume de Planchette qui a décidé cette journée-là d'être mon assistante pour monter le matériel.



J'arrive donc sur le bord de l'eau. Planchette est en train de discuter avec un groupe de windsurfers en semi-retraite. Je lui lâche un cri: "Monte la 3.5!" Elle court au camion, ramène le rig et se met à monter illico la voile, devant la foule ébahi de voir Planchette si prompte à me rendre service.

Je ne sais pas ce qui m'a pris, peut-être était-ce un besoin d'ouvrir la soupape pour laisser sortir le stess, mais voilâ-tu pas que sors de ma bouche la blague la plus raciste et politiquement incorrecte. Je regarde donc la foule et leur dit, d'une air triomphateur:

"Vous voyez, pas besoin d'être un musulman!"

C'est bin simple, Planchette a failli me tuer drette-là.

(à suivre)